Le Handicap en France, des progrès

Promulguée par le gouvernement Raffarin au cours de l'année 2005, la loi Handicap est une loi « pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées ». Ainsi, son rôle est de faciliter l'insertion des personnes handicapées dans la société et de favoriser l'accessibilité à des domaines aussi variés que sont l'emploi, les transports, l'éducation…

Si des progrès restent à faire, l'évolution des droits est notable et particulièrement encourageante pour ceux et celles qui vivent le handicap au quotidien.

Plus d'emplois

Dans un contexte économique peu propice à la croissance, le taux de chômage des personnes handicapées atteint des sommets avec 21 % (chiffres de 2016). Néanmoins, derrière ce taux alarmant, se cache malgré tout une belle avancée.

Cette évolution, on la doit tout simplement aux lois du 10 juillet 1987 et du 11 février 2005 grâce auxquelles les entreprises de 20 salariés se sont vues obligées d'employer au moins 6 % de personnes handicapées. Dans ce cadre, l'Association de gestion du fonds pour l'insertion professionnelle des personnes handicapées continue d'agir activement afin de favoriser l'insertion des personnes handicapées dans les entreprises, de les maintenir dans l'emploi mais aussi de favoriser leur entrée en formation.

En 2014, pas moins de 74 795 personnes en situation de handicap ont ainsi trouvé un poste et pu reprendre le chemin de la vie active.

Une meilleure prise en charge

Indispensable pour avoir la chance de vivre une vie plus digne et mieux adaptée aux besoins et impératifs de la société actuelle, le financement de l'aide à l'autonomie a également connu de belles avancées au cours des dernières années. Les progrès sont notables : en 2014, le montant des finances publiques pour compenser la perte d'autonomie des personnes handicapées, s'élevait à 38,5 Md€. Et le 31 décembre 2015, pas moins de 1 062 299 personnes bénéficiaient de l'AAH et 242 809 bénéficiaient de l'AEEH.

Les maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) se démarquent elles aussi par des actions toujours plus vastes et par leur dynamisme, des qualités grâce auxquelles 271 700 demandes de prestations de compensation (cartes d'invalidité ou de priorité, cartes de stationnement, AAH, PCH, orientations scolaires ou pro) ont pu être faites.

Les progrès sont tels qu'aujourd'hui, une personne handicapée a la possibilité de se faire entendre et surtout, de faire valoir ses droits en tant que personne, mais également en tant que citoyen.

L'accès aux lieux publics : un problème malheureusement toujours d'actualité

La loi de 2005 prévoyait la mise en accessibilité de tous les lieux publics, une obligation préparée sur le long terme et entrée en vigueur en 2015. Deux ans plus tard, le constat est mitigé et pour cause : de nombreux lieux publics sont encore inaccessibles pour les personnes handicapées moteur et plus particulièrement, pour les personnes en fauteuil roulant.

Côté transports en commun, même constat et un réel décalage entre les promesses du gouvernement et la réalité vécue par les personnes handicapées. L'échéance de 2015 n'ayant pas été respectée, de nouveaux délais ont été instaurés, soit 3 ans supplémentaires pour les transports urbains, neuf ans pour le trafic ferroviaire et six ans pour l'accessibilité des liaisons interurbaines.

Néanmoins, des améliorations notables sont à venir puisque fin 2016, la SNCF a promis l'aménagement de pas moins de 740 gares supplémentaires sur le sol français et ce, d'ici 2024. Un budget de 3 milliards d'euros, débloqué par les régions et l'État devrait permettre de mettre un peu moins de la moitié des gares françaises aux normes, les travaux également principalement axés sur les gares les plus fréquentées du pays.